Le projet a germé au cours de l'été 2017, il s'est concrétisé après un peu moins d'un an de travail.

Ecrire sur une branche de ma généalogie, compiler mes recherches, les rendre accessibles à la famille, transmettre la mémoire familiale. J'avais envie de m'y essayer car faire de la généalogie sans pouvoir présenter un résultat qu'à moi-même, cela n'avait pas de sens.

J'ai commencé par une branche de ma généalogie que je pensais compliquée, une des branches maternelles. Compliquée parce que toute cette branche est du même village, qu'il y a beaucoup d'homonymes, une majorité d'agriculteurs, donc beaucoup d'invisibles comme on dit en généalogie. Je me suis dit que si je réussissais à raconter cette branche, alors je ne pourrais que réussir avec les autres où j'avais mille fois plus de matière.

Le travail n'a pas été fastidieux, au contraire, ça a été du plaisir à l'état pur tout du long. Quelques questionnements certes au fil de l'écriture, mon récit n'était-il pas ennuyeux pour les non initiés ? Y avait-il suffisamment d'illustrations, de photos ? Devais-je rentrer plus dans le détail ou au contraire alléger ? Mon ouvrage n'est pas un roman, mais tient plus du récit. J'ai opté pour le respect d'un ordre à peu près chronologique en commencant par mon arrière grand-père puis mon grand-père à qui chaque membre de la famille pourrait se raccrocher, puis en repartant dans l'autre sens à l'assaut du temps. Racontant les vies de ceux qui ont fait ce que je suis, au travers des métiers, des bonheurs et des malheurs, des coutumes et des traditions etc.

Le 24 juin j'y ai mis le point final car un jour, il faut bien se décider à lâcher son oeuvre, même si l'on sait qu'elle n'est pas parfaite et qu'il aura des manques, des choses que l'on a oublié de dire et dont on s'apercevra trop tard. 

J'ai choisi de faire imprimer par le biais de lulu.com et franchement, je suis assez satisfaite du rapport qualité-prix. Pour précision, sur ce site, on peut choisir si l'on veut éditer son livre pour le grand public ou uniquement pour un cercle privé, j'ai opté pour ce dernier.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que même le moment un peu prise de tête de la mis en page ne m'aura pas ôté l'envie de recommencer très vite l'exercice avec les autres branches de ma généalogie. Je suis bien heureuse d'avoir un document à transmettre aux générations futures, d'avoir imprimé la mémoire familiale pour ne pas perdre cette mémoire si volatile. Je ne peux que conseiller à ceux qui douteraient encore de tenter l'expérience !

Histoires de famille : les KUNTZ-ROHE