A la recherche d'ancêtres oubliés

07 avril 2019

Ancêtres insaisissables

J'imagine que nous en avons tous, de ces ancêtres que l'on croyait tenir et qui tel un poisson, nous glissent finalement entre les doigts !

Ces dernières semaines, pas moins de deux se sont évaporés. Mon ancêtre Jean, qui quand j'ai voulu vérifier son acte de décès, est avéré n'être pas du tout mort à la date que j'avais notée dans mon logiciel.

Une tante Emma qui finalement avait une soeur homonyme et que j'ai allègrement mélangé pour n'en faire qu'une. Et si cette Emma que je tenais pour la bonne est morte à 9 jours, Emma ne peut pas être ma tante Emma !

Il arrive que l'on reprenne des informations sur nos ancêtres sur des sites en ligne lorsque l'on ne peut pas chercher soi-même. C'est ce qui s'est passé pour mon ancêtre Jean et pour la tante Emma. Les archives de Moselle, de Paris et du Haut-Rhin n'étaient pas en ligne à l'époque où j'ai fait des recherches sur eux (et oui, j'ai commencé la généalogie bien avant la mise en ligne des registres !). Aujourd'hui, reprenant les recherches pour les confirmer, je trouve des erreurs.

Que faire lorsque ce que l'on tenait pour acquis s'échappe ?

ROUVRIR L'ENQUETE !

Résultat de recherche d'images pour "sherlock holmes"

1) reprendre et lister tout ce que l'on sait de l'individu, TOUT

2) chercher les preuves, TOUJOURS (ça évite les erreurs et de partir sur de fausses pistes)

 

Les faits

Alors Emma par exemple : 

- en 1923 elle est nommée comme témoin à un mariage, habite rue de Neuilly à Rosny sous Bois et est sans profession. 

 

On ne connait pas son âge et le lien familial n'est pas précisé, mais son domicile est le même que le père du marié.

Or dans mon arbre, je n'ai que deux Emma et toutes les deux sont les grands-tantes paternelles du marié.

L'une est née en 1844 mais est morte à 13 mois. On élimine.

L'autre est née en 1850 et aurait 73 ans en 1923. C'est donc elle que j'ai choisi. La tante habite avec son neveu, et assiste au mariage de son petit neveu, pourquoi pas ? Cohabiter avec un membre de sa famille n'était pas rare à l'époque. Ca se tient jusque là.

Sauf que....hier, en reliant les actes d'état civil à mon arbre (chose que je n'ai pas fait au fur et à mesure mais que je fais désormais petit à petit), je me suis rendue compte que cette 2ème Emma née en 1850....est elle aussi décédée en bas âge, l'année de sa naissance !

Alors je me demande QUI EST EMMA ? Je n'en ai pas d'autres en stock. Y aurait-il eu une 3ème Emma ? Ou bien a-t-elle un tout autre lien de parenté ?

Armand Kleinholtz et ses enfants

 

Emma à gauche, vers 1917.

Ce qu'il faudrait

- trouver l'acte de décès d'Emma, peut-être à Rosny (dernier domicile connu) après 1923 pour avoir une filiation

- vérifier dans les TD s'il y a eu naissance d'une 3ème Emma, peut-être entre 1850 et 1854

 

 

 

 

Posté par delde à 14:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


03 avril 2019

des pépites sur Gallica

Utilisez-vous Gallica ? Y avez-vous déjà découvert des pépites pour votre généalogie ? J'avoue que le site demande un peu de prise en main, mais il m'arrive régulièrement d'y faire de belles trouvailles inespérées.

C'est ainsi qu'il y a quelques mois, j'ai fait une recherche toute bête en tapant simplement en haut dans le champ de recherche, un des patronyme favori de ma généalogie, à savoir "Kleinholtz"

  Capture

  Ca va, il n'y a que 5 pages de résultats. Pour la plupart, je les connais déjà car je vais régulièrement sur Gallica et je refais souvent les recherches à partir des mêmes mots clefs (qui peuvent être un patronyme ou un nom de lieu par exemple). Gallica met à jour le site en fonction des numérisations. Il faut donc y retourner souvent et ne jamais désespérer.

Cette fois, un nouveau résultat a attiré mon regard (où peut-être était-il passé inaperçu les dernières fois), tiré d'un bulletin historique de Mulhouse, de 1931 (oui, c'est pas tout jeune !). En ouvrant le document à la page 76, l'auteur y parle d'un certain Edouard KLEINHOLTZ, sergent de 1ère demie section. En revenant au début de l'ouvrage, je vois que le sujet en est la guerre de 1870. Le nom et la date font tilt. Il pourrait fort bien s'agir du frère de mon bisaieul !

Bingo ! Les dates, les lieux correspondent, les Kleinholtz n'ont pas foison d'homonymes, le patronyme est rare en France et jusqu'à présent, tous les KLEINHOLTZ que j'ai pu trouvé font partie de ma famille.

Ce document me permet de découvrir un pan de sa vie que je ne soupçonnais pas. En 1870, Edouard a tout juste 24 ans et va être impliqué dans le conflit de 1870. Etant mobilisé, il suit son régiment jusqu'à Lyon pour être regroupé en légions de marche. Belfort étant investi, ils vont passer par la Suisse, pour ressortir à Bellegarde (Ain) et Lyon. Ils seront cantonnés à Villefranche sur Saône. Ils y resteront 4 mois avant de retourner sur Mulhouse.

La guerre prend fin le 10 mai 1871, la France perd l'Alsace et la Moselle.

Cerise in the cake....le document présente une photo du groupe avec quelques militaires

Edouard KLEINHOLTZ assis milieu - Copie

 et je découvre le visage d'Edouard qui m'était inconnu, au 1er plan, au milieu

Edouard KLEINHOLTZ

 Je trouve qu'il y a une nette ressemblance avec son frère Jacques (mon bisaieul), pas vous ?

père de Marguerite

N'hésitez plus à fouiller sur Gallica, ça peut être payant, même si l'on ne trouve pas toujours ce que l'on cherche ou trouve parfois ce que l'on ne cherche pas !

Grâce à ces informations, j'ai appris :

- qu'Edouard avait été mobilisé, je vais donc pouvoir chercher d'autres traces de sa mobilisation dans les archives

- qu'il n'a pas fait la guerre, mais juste été en manoeuvre

- qu'il n'a pas opté pour la France

et surtout, j'ai découvert son visage car nous n'avions pas de photos de famille le concernant.

Sur Gallica, vous pouvez trouver vos ancêtres au détour :

- des bulletins de lois (pour les médailles etc)

- de la presse (certains ont pu faire l'objet de faits divers ou autres)

- des publications savantes régionales

et de tout un tas d'autres documents numérisés par la BNF. J'en ai mis certains en lien sur ce blog, classés selon des thématiques, en marge de gauche.

 

 

Posté par delde à 14:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

14 novembre 2018

Une vie au 18ème siècle

Si vous avez lu mon dernier post, vous savez que j'ai décidé de revisiter ma généalogie de façon aléatoire. Rien ne vaut donc un bon tirage au sort pour éviter le favoritisme !

 random

En rentrant les chiffres de 1 à 1023 qui correspondent aux sosas de mes ancêtres de moi à la 10ème génération, j'ai obtenu le n°305. Numéro impair, on sait déjà qu'il s'agit d'une femme. Qui est-ce ?

Marguerite LEY

A première vue, j'ai toutes les infos la concernant, mais a priori pas grand chose à dire sur elle ! On pourrait dire qu'elle fait partie de la vaste légion des invisibles que nous avons tous dans notre généalogie : des individus qui sont nés, se sont mariés et sont morts sans laisser de trace, sans faire de bruit. Mais est-ce vraiment le cas ?

Marguerite est une femme du XVIIIème siècle. Elle naît le 20 février 1745 en Alsace. Son nom est ortographié LAY en marge de l'acte, mais LEY dans le corps de l'acte. Son père, un maçon,  signe LEY, c'est donc cette orthographe que je retiens. C'est la 6ème et dernière enfant du couple. Apparemment, ni son parrain ni sa marraine ne semble être en parenté proche avec elle, comme c'était parfois le cas à certains endroits.

Impossible de savoir quelle a été son enfance, l'époque est trop lointaine. A part l'imaginer jouant avec les enfants du village tant que son âge le permettait puis aidant ses parents aux travaux de la maison plus tard, difficile d'avoir une image plus précise. Elle n'a pas connu ses grands-parents morts quelques années avant sa naissance.

Son père décède trois ans avant son mariage.

Une noce dans le Kochersberg

(source Gallica : une noce dans le Kochersberg)

A 23 ans, elle se marie avec un gars du village qui a 10 ans de plus qu'elle. Nous sommes le 10 janvier 1769. Difficile d'imaginer que ce soit elle qui ait choisi son compagnon de route, d'ailleurs à cette époque, ce n'était pas à l'ordre du jour ! Ses parents, ou du moins sa mère ont sans doute choisi pour elle. Elle était la première épouse de son mari, s'il l'a épousée si tard, peut-être était-il parti servir l'armée du roi ? C'est un cordonnier, soit du même niveau social que le père de Marguerite. Marguerite n'est sans doute pas beaucoup allée à l'école, ou pas du tout car elle ne sait pas signer au contraire de son mari. Elle appose donc une simple croix au bas de l'acte. 

signature

Elle tombe tout de suite enceinte et accouche de son premier enfant, un fils (mon ancêtre direct), en octobre de la même année. 11 enfants en tout naitront de ce couple de 1769 à 1787 dont seuls deux décèdent en bas âge. Après le garçon, ne naîtront que des filles !

Au terme de sa vie, elle a encore le temps de voir passer dans son village l'affreux Euloge Schneider, ancien moine franciscain devenu accusateur auprès du tribunal criminel de Strasbourg et la guillotine.

Bien que plus jeune que son mari, c'est elle qui décèdera la première à 53 ans (son acte la vieillit de 3 ans, il faut dire qu'à l'époque, ce n'était pas à un cheveu près, on ne fêtait pas les anniversaires, alors un ou deux ans de plus ou de moins, quelle importance....), après une vie de labeur et d'enfantement, le 20 janvier 1799 (ou 1er pluviose de l'an 7). Elle s'éteint avec son siècle après avoir connu les bouleversements causés par la Révolution.

 

Peut-être avez-vous remarqué que je n'ai pas parlé précisemment du lieu ou elle est née et a vécu....C'était voulu ! Vous êtes-vous déjà penché plus avant sur les lieux de vie de vos ancêtres ? 

Marguerite a vécu à Wingersheim, village du Kochersberg, une des régions les plus riches d'Alsace. Un village qui compte 910 habitants en 1793

Elle aura connu l'église St Nicolas dont la tour médiévale date du XIIIème ou XIV siècle. La nef et le coeur datent de 1768, soit un an avant le mariage de Marguerite. Et c'est dans les fonds baptismaux de 1698 qu'elle a été baptisée. Tout au long de sa vie, nul doute qu'elle alla à la messe le dimanche, elle aura vu tous les beaux ornements à l'intérieur de l'église.

Son fils et son petit-fils continueront d'habiter le village jusqu'à ce que ce dernier le quitte pour trouver femme ailleurs.

wingersheim2

 

Ce que m'a apporté la redécouverte de cette ancêtre ?

- j'ai pu mettre par écrit, de façon claire, les évènements de sa vie et les replacer dans le contexte historique

- vérifier que j'avais bien tous les actes papier la concernant et profité pour rechercher les actes directement sur le site des archives, noter la source dans mon logiciel et garder une trace des actes sur informatique

- à défaut de photo de mes ancêtres, j'ai récupéré les signatures 

 

Recherches complémentaires à faire :

- pousser les recherches sur l'histoire de la commune

- trouver à l'aide du cadastre l'emplacement de la maison de Marguerite

- chercher des actes notariés qui donneraient plus d'info sur son mode de vie et son niveau social

 

 

Posté par delde à 16:54 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

03 septembre 2018

Projet de rentrée

Au 1er de l'an, généralement, on pose les nouvelles résolutions, les nouveaux projets pour l'année. Oui mais moi, j'ai deux débuts d'année...j'ai de la chance...un qui commence avec l'année civile et un autre qui commence l'année scolaire !

Mon projet de rentrée scolaire sera donc...que dis-je...mon challenge sera donc de continuer à faire vivre ce blog de généalogie et grâce à lui, de partager la redécouverte de mes ancêtres. Si pendant 26 ans je les ai collectionnés, avide de remonter toujours plus haut, je me rends compte que je n'ai pas toujours suffisamment savouré leur découverte et que je n'ai pas pris le temps de pousser les recherches pour leur donner corps, que je me suis contentée d'aligner dates et lieux, patronymes, tout au plus ai-je cherché leurs enfants.

Je partirai donc à leur re-découverte pendant toute cette année, en en piochant au hasard pour ne pas faire de favoritisme et ne pas risquer de choisir les cas les plus intéressants ou ceux sur lesquels j'aurais le plus à dire.

Posté par delde à 08:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

27 août 2018

la sérendipité

De nombreux blogs parlent de sérendipité qui selon l'interprétation américaine du mot serait "une découverte ou une rencontre heureuse imprévue". En généalogie, qu'est-ce qui pourrait mieux illustrer la sérendipité que l'art de trouver sans même chercher, je vous le demande ?

Aussi, voilà un des cas de sérendipité dont je me souvienne au fil de mes recherches...

Quand mon extrême branche paternelle rencontre mon extrême branche maternelle quelques 200 ans avant que mon père ne rencontre ma mère....

Rien n'aurait pu laisser le prévoir puisqu'a priori, les deux branches ne partaient pas vraiment dans la même direction ! 

Alors que je faisais des recherches sur la commune de Sarrewerden pour ma branche paternelle,

 

 

sarrewerden

 

 

je me suis rendue compte de la présence du patronyme MINTZIOR, un patronyme que j'ai dans ma généalogie maternelle et sur la commune de Sarreguemines. Les deux communes ne sont distantes que de 24 km, l'une en Alsace, l'autre en Moselle et mon ancêtre MINTZIOR était un drapier originaire du Luxembourg. Pour son commerce, il s'est certainement déplacé et il a bien sûr pu passer la frontière séparant les deux départements (départements qui n'existaient pas à l'époque).

Par curiosité (en généalogie, la curiosité n'est pas un vilain défaut bien au contraire !), j'ai poussé les recherches pour voir s'il y avait un lien entre l'individu Mintzior de Sarrewerden et mon ancêtre de Sarreguemines.

C'est ainsi que j'ai découvert que Antoine Mintzior, bourgeois, tisserand et marchand de tabac, marié en 1766 à Sarrewerden n'était autre qu'un fils de mon Jean Michel, drapier de Sarreguemines (mon sosa 1018 côté maternel). Mais ce n'est pas tout !

L'épouse, Madeleine, est fille de Pierre GALLE et Anne GUISSE qui sont mes sosa 518 et 519 côté paternel !

 

mintzior galle

(vue 14 du registre BMS 1765-1774 3E435/4 AD67 en ligne)

Et enfin, cerise in the cake, j'ai découvert sur la commune de Sarrewerden, l'acte de sépulture de la femme de mon Jean Michel Mintzior (et donc également mère de Antoine) alors que je le cherchais furieusement sur la commune de Sarreguemines !

Si c'est pas de la sérendipité ! En généalogie, ça paye toujours d'être patient et si je m'étais précipitée dans la lecture des documents en me concentrant uniquement sur ma recherche première (mes ancêtres paternels) pour cette commune, si je n'avais pas laissé traîner mes yeux, j'aurais loupé le rendez vous avec la sérendipité et serais passée à côté de l'acte tant recherché !

"lentement mais sûrement" ne vous laissez pas gagner par le zapping et l'hyper-performance

 

 

 

Posté par delde à 17:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


15 août 2018

Projet d'écriture

  • Vous avez fait des recherches et vous aimeriez présenter le résultat à vos proches
  • Dans le cadre d'une cousinade, vous souhaitez que chacun reparte avec un souvenir de l'évènement
  • Je vous conseille sur la manière de procéder
  • Je fais des recherches historiques pour vous permettre d'enrichir vos écrits
  • Je rédige  pour vous l'histoire de vos ancêtres, sur deux ou plusieurs générations selon votre envie et votre budget

Car faire de la généalogie ne se résume pas à collectionner les ancêtres, écrire sur leur vie permet non seulement de mettre au clair ses recherches, mais aussi de partager avec les membre de la famille et de présenter son travail. Ecrire, c'est aussi garder en mémoire les grands-parents et tous ceux qui ont vécu avant eux, qui ont fait ce que nous sommes. Ecrire, c'est transmettre, car finalement, faire de la généalogie rien que pour soi a-t-il un sens ?

Que votre projet soit une biographie, de parler d'une période précise de la vie de votre aïeul(e) ou ancêtre ou porte sur plusieurs générations, n'hésitez pas à m'en parler.

Résultat de recherche d'images pour "recherche généalogique"

Posté par delde à 12:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

14 juillet 2018

retour sur mon projet d'écriture

Le projet a germé au cours de l'été 2017, il s'est concrétisé après un peu moins d'un an de travail.

Ecrire sur une branche de ma généalogie, compiler mes recherches, les rendre accessibles à la famille, transmettre la mémoire familiale. J'avais envie de m'y essayer car faire de la généalogie sans pouvoir présenter un résultat qu'à moi-même, cela n'avait pas de sens.

J'ai commencé par une branche de ma généalogie que je pensais compliquée, une des branches maternelles. Compliquée parce que toute cette branche est du même village, qu'il y a beaucoup d'homonymes, une majorité d'agriculteurs, donc beaucoup d'invisibles comme on dit en généalogie. Je me suis dit que si je réussissais à raconter cette branche, alors je ne pourrais que réussir avec les autres où j'avais mille fois plus de matière.

Le travail n'a pas été fastidieux, au contraire, ça a été du plaisir à l'état pur tout du long. Quelques questionnements certes au fil de l'écriture, mon récit n'était-il pas ennuyeux pour les non initiés ? Y avait-il suffisamment d'illustrations, de photos ? Devais-je rentrer plus dans le détail ou au contraire alléger ? Mon ouvrage n'est pas un roman, mais tient plus du récit. J'ai opté pour le respect d'un ordre à peu près chronologique en commencant par mon arrière grand-père puis mon grand-père à qui chaque membre de la famille pourrait se raccrocher, puis en repartant dans l'autre sens à l'assaut du temps. Racontant les vies de ceux qui ont fait ce que je suis, au travers des métiers, des bonheurs et des malheurs, des coutumes et des traditions etc.

Le 24 juin j'y ai mis le point final car un jour, il faut bien se décider à lâcher son oeuvre, même si l'on sait qu'elle n'est pas parfaite et qu'il aura des manques, des choses que l'on a oublié de dire et dont on s'apercevra trop tard. 

J'ai choisi de faire imprimer par le biais de lulu.com et franchement, je suis assez satisfaite du rapport qualité-prix. Pour précision, sur ce site, on peut choisir si l'on veut éditer son livre pour le grand public ou uniquement pour un cercle privé, j'ai opté pour ce dernier.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que même le moment un peu prise de tête de la mis en page ne m'aura pas ôté l'envie de recommencer très vite l'exercice avec les autres branches de ma généalogie. Je suis bien heureuse d'avoir un document à transmettre aux générations futures, d'avoir imprimé la mémoire familiale pour ne pas perdre cette mémoire si volatile. Je ne peux que conseiller à ceux qui douteraient encore de tenter l'expérience !

Histoires de famille : les KUNTZ-ROHE

Posté par delde à 19:56 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

10 janvier 2018

projet d'écriture J-6,5 mois

Je vous ai parlé de ce projet d'écriture que j'ai pour 2018 dans l'article précédent. L'été dernier déjà, j'ai commencé à y travailler en jetant un plan grossier sur Word et en commencant à écrire en me disant qu'on verrait bien quelle direction ça allait prendre, mais pas que...

L'été dernier, pour étayer mon projet, je suis allée pour la première fois m'imprégner dans le village (et oui, sur cette branche il n'y en a qu'un !) de la famille de mon grand-père maternel, à l'honneur dans mon projet de livre.  J'y ai rencontré une cousine qui m'a guidée dans le village, m'a fait découvrir les maisons de mes arrières grands-parents (grande émotion !), le lavoir, etc dont j'ai pu prendre quelques photos en vue d'illustrer mes propos. Et surtout, nous avons échangé des photos de famille, des renseignements et nous avons réuni quelques cousins.

Ca a été une grande révélation pour moi de me rendre sur place et beaucoup d'émotions et je me suis demandée pourquoi je ne l'avais pas fait avant ! C'est curieux d'avoir passé 25 ans à faire de la généalogie sans jamais être allée dans les villages de mes ancêtres et je me rends compte maintenant de l'importance que cela revêt. Voir les lieux et renouer le contact avec les cousins qui m'ont accueillie à bras ouverts, j'ai eu une sensation d'appartenance très forte à la famille et au village, la sensation d'être "chez moi", d'y être déjà venue.

J'en ai également profité pour faire quelques recherches complémentaires aux archives départementales du Bas-Rhin et bien m'en a pris, puisque j'ai trouvé les dossiers militaires de mon grand-père  de mes arrières grands-pères ainsi que les dossiers d'anciens combattants. Des documents que je n'avais pas pris la peine de chercher plus tôt, trop occupée que j'étais à fouiller l'état civil et les registres paroissiaux, mais aussi un peu parce que les archives militaires me semblaient complexes. Elles ne sont pas simples effectivement, mais avec un peu d'aide du personnel des archives, on fait des merveilles !

En complément toujours, j'ai voulu jeter un oeil dans le cadastre pour localiser les maisons de mes arrières grands-parents, voire d'autres maisons de mes ancêtres, mais là aussi, la recherche est ardue et mérite d'y passer plusieurs jours. Il faudra que j'y retourne, le temps que je comprenne le fonctionnement des recherches dans le cadastre, mes vacances étaient passées ! Ce sera plus facile la prochaine fois !

Posté par delde à 16:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

le grand projet 2018

Un de mes grands projets généalogique pour 2018, c'est de compiler toutes mes recherches depuis 25 ans en un livre....enfin....plusieurs livres parce que un seul n'y suffirait pas ! Ce projet a germé en 2017 déjà

Pourquoi écrire ?

J'ai envie de dire que  faire de la généalogie rien que pour soi, ça n'a pas de sens ! Si le résultat des recherches doit rester caché au fond d'un ordinateur ou d'un carton autant que sur des rayonnages d'un dépôt d'archives, quel intérêt ? 25 ans que je cherche, 25 ans que je parle de généalogie à ma famille, mais sans présentation d'un écrit à leur montrer, cela reste abstrait pour eux (et même pour moi je dois dire). Ecrire pour partager donc...

Mais écrire aussi pour sauvegarder ses recherches et les rendre lisibles et compréhensibles pour soi et pour la famille, pour transmettre....

Comment s'y prendre ?

J'ai planché plusieurs semaines sur la question, j'ai tatonné, comment transmettre et mettre à l'écrit la somme folle de renseignements accumulés depuis toutes ces années, comment démarrer et par quoi ?

Il m'a paru évident que je ne pourrais pas tout faire tenir en un seul livre (ou alors, ce serait sacrément abrégé), J'ai donc décidé de scinder en 4 livres (au moins !) : un livre pour chaque branche de mes grands-parents.. Logique aussi puisque le côté maternel n'intéresse pas la famille côté paternel et vice versa. 

Quel plan définir ?

Pour ma part, comme il m'arrive d'être organisée (hum), j'ai préféré suivre un ordre chronologique en partant d'individus (grands-parents ou arrière grands-parents) connus de tous puis en remontant les générations au fil du livre. Cela m'a semblé plus simple pour que tout le monde s'y retrouve.

Quoi écrire et sur qui ?

Aurais-je assez de matière pour écrire sur TOUS mes ancêtres ? Certainement pas ! Entre les "invisibles" (ceux qui n'ont pas fait parler d'eux : qui sont nés, ont vécus et sont morts sans laisser d'autres documents derrière eux que des actes de NMD) et les ancêtres nés au 17ème ou 18ème siècle pour lesquels on a souvent peu d'informations, certes l'ouvrage ne sera pas exhaustif et ne se veut d'ailleurs pas exhaustif ! Mon but est donc d'écrire sur tous ceux qui se sont démarqués par leur milieu social, par leur profession, par leur histoire de vie etc Mais je veux aussi parler de leurs villages, de leurs coutumes, de leur époque

En commencant à écrire, je me suis aperçue que finalement, j'ai passé 25 ans à chercher des actes, mais que je n'ai pas vraiment fait de travail pour leur donner vie en essayant de comprendre comment mes ancêtres avaient vécu dans leur époque. C'est donc un peu comme si je redécouvrais mon arbre et c'est un vrai bonheur de voir que j'ai encore tant à découvrir sur eux !

Evidemment, quand on démarre un travail d'écriture, on se rend souvent compte que des travaux d'approfondissement sont nécessaires, que l'on a pas assez creusé tel ou tel aspect et on se lance dans des recherches supplémentaires. Le tout est de tenir sa direction et de ne pas se laisser envahir par ces recherches supplémentaires. Approfondir oui, mais pas trop profond quand même ! Sinon on risque de ne jamais écrire ! Il faudra accepter  de ne pas TOUT savoir sur un ancêtre ou que les recherches n'aboutissent pas momentanément.  Ce n'est pas grave car on pourra toujours éditer un fascicule complémentaire si besoin par après.

Mon projet est ambitieux d'autant plus que je me suis fixée une date d'édition à fin août 2018 (mais il faut se fixer une date, sinon, on avance pas !). On peut très bien avoir un projet moins "titanesque" et se fixer de n'écrire que sur un ancêtre (par exemple un poilu de la guerre de 14) pour une première fois.

Mes outils de travail ?

- Mon ordinateur, j'écris sous Word avec pour le moment un minimum de mise en page (à fignoler en fin d'écriture)

- mon logiciel de généalogie et tous mes documents papiers accumulés

- gallica et tout ce que je peux trouver sur le net pour approndir certains aspects de l'histoire de mes ancêtres

- les photos de famille : indispensables pour illustrer le livre d'autant que c'est une manière de les transmettre à la famille pour que chacun les ai et qu'elles soient classées et annotées, identifiées

Mon projet d'ici fin août 2018 ?

Ecrire sur la famille de mon grand-père maternel issue d'un seul et même village d'Outre Forêt en Alsace. J'ai choisi de commencer par cette branche car il me semblait que c'était la branche la plus difficile car celle pour laquelle j'aurai le moins à raconter : essentiellement des agriculteurs vivant en quasi autarcie dans leur village pendant 3 siècles. Finalement, je me suis trompée ! En commencant l'écriture, je me suis rendue compte que j'avais des choses à raconter et que ces ancêtres n'étaient pas si invisibles que ça ! 

En tous cas, j'espère que je vous aurai donné envie de vous essayer à cet exercice, pour ma part, j'y prends énormément de plaisir ! Le démarrage est un peu chaotique, mais une fois lancée, je vous garanti que la plume couvre très vite la page blanche.

J'essayerai de tenir un "journal de bord" de mes avancées !

 

Posté par delde à 15:30 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

02 janvier 2018

Aide ponctuelle

Vous êtes bloqué(e) dans votre généalogie

En généalogie, on emploie le terme "d'épine". Toutes les généalogies en contiennent un moment ou à un autre :

  • ancêtre qui disparait de la circulation et que l'on ne sait ou chercher,
  • situation de famille inextricable qui nous perd dans l'arbre,
  • document que vous n'arrivez pas à lire

je suis là pour vous aider à dénouer le mystère en vous donnant des pistes ou en faisant les recherches qui s'imposent pour vous afin que vous puissiez poursuivre.

Sans coup de pouce, on peut parfois rester bloqué pendant des années et les recherches sur la branche peuvent rester au point mort, n'attendez plus pour demander de l'aide. Je vous expliquerai ma démarche afin que vous puissiez vous servir de mon expérience si le cas de figure se représentait.

Ne vous découragez pas, avec un regard neuf et un peu d'expérience, certaines épines peuvent être résolues en très peu de temps alors pourquoi se priver d'aide ?

Résultat de recherche d'images pour "épine"

Posté par delde à 11:39 - - Commentaires [0] - Permalien [#]